"Je te demande si tu l'aimes, je te parle d'amour et toi tu me dis qu'elle est belle ? Belle ?! Moi quand je te parle de beauté, je ne te parle pas de son joli petit cul moulé dans un jean Levi's . Ni de ses lèvres pulpeuses . Ni de ses grands yeux pétillants . Je ne parle pas de ça . Moi ce que je voulais que tu me dises c'est que tu l'aimes . Que tu aimes tout d'elle : ses défauts, les pires ; le gôut de ses larmes quand rien ne va plus ; l'odeur de ses cheveux quand tu l'embrasses dans le coup ; ses tâches de rousseurs quand l'été pointe le bout de son nez ... Et quand j'évoque le mot "amour", s' il te plait, ne l'associe pas au sexe, parce-que tu vois, savoir combien de fois tu te la tapes tous les jours, moi, je m'en fou . Il y a des mots pour parler d'elle . Pas des mots en tocs . Pas des mots qui soient faux . Pas l'un de ses mots ringards que tu ais entendu dans un film . Pas comme ça . Parfois il n'y a pas de mots . Juste des regards . Des gestes . Encore des regards . Puis un sourire . Qui dure . Qui dure . Qui dure parce-que tu as ta main posée sur sa peau brûlante . Parce-que dans sa poche furtivement tu as caché un petit griboulli avec inscrit "Je t'aime" quand sa tête était tournée . Parce-que les jours passent trop vite quand elle est là et que tu ne veux plus la quitter . Que tu ne peux plus lâcher sa main . Et que tu lui dis que sans elle, chaque minute est inutile . Et en revanche, parce-que tout ne va jamais bien, que ses yeux brillent, pleurent, lors d'une dispute . Qu'elle te lance au visage des mots affreux . Des cris de haine . Alors pardonne-la . Recommence à zéro . Et dis lui, cris le : Je t'aime. L'amour c'est ça . Ce n'est pas un jeux . Pas de la merde . C'est dangereux . Tu vois, moi, c'est de ça dont je te parle ."